Carnet de voyage

Bretagne

Sept jours sur la presqu'île de Crozon
6 – 12 juillet 2026

Il y a des voyages qu'on ne raconte pas : on les respire encore longtemps après, à la façon d'un air marin resté dans les cheveux.

Ce carnet est une manière de te tendre la main et de te dire : viens, marchons ensemble. Sept jours de sentiers, de criques turquoise et de bruyère au bord du vide, sept jours au bout de la terre, là où la Bretagne se penche sur l'Atlantique.

Tourne les pages doucement. Prends le temps que nous avons pris.

Jour 1
Dimanche 6 juillet

Les premiers pas

Presqu'île de Crozon

Le premier jour, on ne sait pas encore comment on marche ici. On avance prudemment sur le sentier des douaniers, entre les ajoncs et les fougères, et puis la mer apparaît — d'un coup, immense et calme.

En contrebas, une plage se love au creux des falaises, presque déserte. On comprend tout de suite qu'on est arrivés quelque part.

Les premiers mètres sur le sentier, le pas encore hésitant.Les premiers mètres sur le sentier, le pas encore hésitant.
Les premiers mètres sur le sentier, le pas encore hésitant. · séquence animée
En contrebas, une plage cachée au creux des terres.En contrebas, une plage cachée au creux des terres.
En contrebas, une plage cachée au creux des terres.
La baie s'ouvre en grand.
La baie s'ouvre en grand.
L'eau si claire qu'on la croirait posée là pour nous.
L'eau si claire qu'on la croirait posée là pour nous.
Debout au bord du monde, un instant.
Debout au bord du monde, un instant.
Nous deux, et derrière nous toute la côte.
Nous deux, et derrière nous toute la côte.
La lande rose de bruyère, à perte de sentier.
La lande rose de bruyère, à perte de sentier.
Fin d'après-midi sur le sable, les chaussures enfin retirées.
Fin d'après-midi sur le sable, les chaussures enfin retirées.
Jour 2
Lundi 7 juillet

Au bout de la Chèvre

Cap de la Chèvre

Ce matin, cap au sud, jusqu'à la pointe extrême de la presqu'île : le Cap de la Chèvre. Le vent y est plus vif, les falaises plus hautes, et l'eau, en bas, d'un turquoise à ne pas croire.

On marche des heures, de crique en crique. Une petite maison de pierre veille seule sous les pins, tournée vers le large comme si elle attendait quelqu'un. Le soir, nous redescendons vers Morgat pour une crêpe, la peau tiède de soleil.

Les falaises du cap dans la lumière du matin.
Les falaises du cap dans la lumière du matin.
Toute la pointe déroulée d'un seul regard.
Toute la pointe déroulée d'un seul regard.
La maison de pierre sous les pins, face à la mer.
La maison de pierre sous les pins, face à la mer.
Les pins se penchent au-dessus de l'eau.Les pins se penchent au-dessus de l'eau.
Les pins se penchent au-dessus de l'eau. · séquence animée
Quelques secondes de vent et de vagues, pour se souvenir du bruit.
Une crique secrète, l'eau couleur de lagon.
Une crique secrète, l'eau couleur de lagon.
Il paraît qu'on ne se baigne pas ici. On a quand même eu envie.
La côte découpée, une dentelle de granite.
La côte découpée, une dentelle de granite.
On ne se lasse pas de se pencher vers le bleu.On ne se lasse pas de se pencher vers le bleu.
On ne se lasse pas de se pencher vers le bleu.
La bruyère fleurit jusqu'au dernier centimètre de terre.
La bruyère fleurit jusqu'au dernier centimètre de terre.
Le port de Morgat, les mâts, la fin du jour.Le port de Morgat, les mâts, la fin du jour.
Le port de Morgat, les mâts, la fin du jour. · séquence animée
Le vrai dilemme du soir : caramel au beurre salé, ou les deux.
Le vrai dilemme du soir : caramel au beurre salé, ou les deux.
Jour 3
Mardi 8 juillet

Le sable sauvage de Pen-Hat

Camaret-sur-Mer — Pointe de Pen-Hir

Direction Camaret, tout à l'ouest. On grimpe au-dessus de la ville pendant que la lumière est encore basse, puis on file vers la Pointe de Pen-Hir, ses falaises droites comme des étraves.

Entre deux caps se cache Pen-Hat, une plage sauvage qu'aucune route ne dessert vraiment. On y descend, on s'y allonge, et on ne pense plus à rien.

Camaret encore endormie, vue d'en haut.Camaret encore endormie, vue d'en haut.
Camaret encore endormie, vue d'en haut.
Face au large, le vent dans les cheveux.Face au large, le vent dans les cheveux.
Face au large, le vent dans les cheveux. · séquence animée
Sur le sentier qui descend vers Pen-Hat, pas à pas.Sur le sentier qui descend vers Pen-Hat, pas à pas.Sur le sentier qui descend vers Pen-Hat, pas à pas.
Sur le sentier qui descend vers Pen-Hat, pas à pas.
Pen-Hat : le sable, l'écume, et rien d'autre.
Pen-Hat : le sable, l'écume, et rien d'autre.
La plage sauvage, offerte au vent.
La plage sauvage, offerte au vent.
La Pointe de Pen-Hir, tranchant la mer.
La Pointe de Pen-Hir, tranchant la mer.
Nous deux, et la petite maison au loin.Nous deux, et la petite maison au loin.
Nous deux, et la petite maison au loin. · séquence animée
Assis dans les rochers, comme si le temps s'était arrêté.
Assis dans les rochers, comme si le temps s'était arrêté.
L'après-midi s'étire, allongés sur le sable chaud.
L'après-midi s'étire, allongés sur le sable chaud.
Jour 4
Mercredi 9 juillet

Les pins et le port

Morgat

Journée plus douce, plus paresseuse. On flâne au-dessus du port de Morgat, sa grande digue courbe pleine de voiliers rangés comme des jouets.

Puis le sentier repart sous les pins, et à chaque trouée, la même surprise : l'eau, en bas, tellement verte qu'on la dirait éclairée par en dessous.

Le port de Morgat et sa digue, vus des hauteurs.
Le port de Morgat et sa digue, vus des hauteurs.
Sous les pins, l'ombre fraîche du matin.
Sous les pins, l'ombre fraîche du matin.
Le turquoise se glisse entre les troncs.Le turquoise se glisse entre les troncs.
Le turquoise se glisse entre les troncs.
La bruyère, encore et toujours, minuscule et têtue.
La bruyère, encore et toujours, minuscule et têtue.
Les voiliers immobiles, la mer qui respire.Les voiliers immobiles, la mer qui respire.
Les voiliers immobiles, la mer qui respire. · séquence animée
Jour 5
Jeudi 10 juillet

Les grottes, puis l'or du soir

Grottes marines de Morgat

Aujourd'hui, on prend la mer. Un petit bateau nous emmène le long des falaises, jusqu'aux grottes marines de Morgat : des cathédrales de roche où l'eau devient émeraude et où la voix résonne.

Le soir, on remonte sur les hauteurs pour regarder le soleil se coucher sur la baie. On ne dit plus grand-chose. On regarde.

Sous la voûte des grottes, l'eau change de couleur à chaque instant.Sous la voûte des grottes, l'eau change de couleur à chaque instant.Sous la voûte des grottes, l'eau change de couleur à chaque instant.
Sous la voûte des grottes, l'eau change de couleur à chaque instant. · séquence animée
L'émeraude au pied de la roche.
L'émeraude au pied de la roche.
Le soleil descend sur la baie. On retient un peu notre souffle.
De l'or, puis du cuivre, puis presque plus rien.De l'or, puis du cuivre, puis presque plus rien.
De l'or, puis du cuivre, puis presque plus rien.
Les ajoncs s'allument une dernière fois.
Les ajoncs s'allument une dernière fois.
Jour 6
Vendredi 11 juillet

Face à la rade de Brest

Pointe des Espagnols — Roscanvel

Aujourd'hui, on prend la voiture et on fait le tour de la presqu'île de Roscanvel, jusqu'à la Pointe des Espagnols, tout au nord. On s'arrête à chaque belvédère, à chaque vieux fort : la côte est hérissée de fortifications qui veillent sur le goulet depuis des siècles.

En face, de l'autre côté de l'eau, Brest étale sa rade, ses grues et ses navires. En contrebas, les batteries et les casemates s'accrochent au schiste noir, au-dessus de criques d'un turquoise incroyable. On se faufile dans les galeries, on s'assoit tout au bord, et on regarde passer les voiliers.

La batterie de la pointe et ses encuvements, tournée vers le goulet de Brest.La batterie de la pointe et ses encuvements, tournée vers le goulet de Brest.
La batterie de la pointe et ses encuvements, tournée vers le goulet de Brest. · séquence animée
En face, Brest et sa rade, à portée de regard.
En face, Brest et sa rade, à portée de regard.
La presqu'île de Roscanvel se déroule sous nos yeux.
La presqu'île de Roscanvel se déroule sous nos yeux.
L'entrée d'une casemate, avalée par le temps.
L'entrée d'une casemate, avalée par le temps.
Un vieux fort accroché à la roche, ses galeries ouvertes sur le large.
Un vieux fort accroché à la roche, ses galeries ouvertes sur le large.
Les ruines du fort, posées sur leur éperon de schiste.Les ruines du fort, posées sur leur éperon de schiste.
Les ruines du fort, posées sur leur éperon de schiste.
Falaises de schiste noir, eau turquoise : tout le contraste de la presqu'île.
Falaises de schiste noir, eau turquoise : tout le contraste de la presqu'île.
Nous deux, la crique dans le dos.Nous deux, la crique dans le dos.
Nous deux, la crique dans le dos. · séquence animée
À l'abri des vieilles pierres, un moment volé.À l'abri des vieilles pierres, un moment volé.À l'abri des vieilles pierres, un moment volé.
À l'abri des vieilles pierres, un moment volé. · séquence animée
Tout au bord, ensemble.Tout au bord, ensemble.
Tout au bord, ensemble. · séquence animée
Un dernier panorama avant de reprendre la route.
Un dernier panorama avant de reprendre la route.
Et le sable, encore, pour finir la journée.
Et le sable, encore, pour finir la journée.
Jour 7
Samedi 12 juillet

Les hauteurs et les vieilles pierres

Ménez-Hom & Locronan

Pour le dernier jour, on prend de la hauteur. Au sommet du Ménez-Hom, tout le pays s'étale à nos pieds : la baie d'un côté, les champs de l'autre, et le vent qui ne s'arrête jamais.

L'après-midi, on flâne dans Locronan, cité de granite figée dans le temps, avec sa place pavée, son église et ses ruelles où l'on chuchoterait presque. Une belle façon de dire au revoir.

Au sommet du Ménez-Hom, la table d'orientation et tout l'horizon.
Au sommet du Ménez-Hom, la table d'orientation et tout l'horizon.
Le pays entier, à nos pieds.Le pays entier, à nos pieds.Le pays entier, à nos pieds.
Le pays entier, à nos pieds. · séquence animée
Locronan, sa place pavée et ses maisons de granite.Locronan, sa place pavée et ses maisons de granite.Locronan, sa place pavée et ses maisons de granite.
Locronan, sa place pavée et ses maisons de granite. · séquence animée
L'église, plantée là depuis des siècles.
L'église, plantée là depuis des siècles.
La ruelle qui descend, et notre voyage qui s'achève.
La ruelle qui descend, et notre voyage qui s'achève.

Voilà. Sept jours, et déjà le sel qui manque sur les lèvres.

Si tu as fait défiler ces pages jusqu'ici, alors tu as un peu marché avec nous — sur les sentiers, au bord des criques, dans la lumière du soir. C'était exactement ça : simple, vaste, lumineux.

À refaire. Ensemble.

Alors, on y retourne quand ?